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Présentation - Le livre - Conformité
aux saisons - Le guide
Présentation
Introduction
L'Astrologie Chinoise est une
science traditionnelle qui étudie la nature véritable d'un
individu par une représentation synthétique et symbolique de
l'être sur un carré qui est l'emblème du Sol
du ternaire principiel T'ien-Ti-Jenn (Ciel-Sol-Homme).
La rotation des astres sur cette carte incarne le cercle
symbolique du Ciel, et le cycle sexagésimal permet
de synthétiser la position de l'Homme entre le Ciel
et le Sol. Cette représentation offre des niveaux de lecture
innombrables, mais il ne nous reste plus aujourd'hui, dans notre
monde moderne, que l'interprétation exotérique d'un thème
astral. Avec Tu Vi, nous avons entrepris de redonner sa véritable
dimension métaphysique et authentiquement traditionnelle à cette
science, en réintégrant autant que nous l'avons pu les données
ésotériques et l'esprit traditionnel. Il reste encore un long
chemin à parcourir, mais nous l'avons entrepris résolument.
Face
à la connaissance
En Occident,
aborder un sujet comme celui de l'Astrologie, est une véritable
gageure. Quand il n'est pas soumis aux partis-pris les plus
anti-traditionalistes de la pensée moderne, il est abordé sous
le biais de l'occultisme, qui n'est pas une pensée moins
anti-traditionnelle que la précédente. Avant de pouvoir
comprendre ce qu'est l'astrologie chinoise, il faut la dégager
des partis-pris, des modes et des lieux communs qui la gangrène,
La citation d'un indien Shuar d'Amazonie nous éclaire sur ce qu'il faut
entendre par là : " L'étranger ne
comprend les choses qu'avec ce qu'il sait ". Or, que savons
nous des peuples traditionnels et de l'Esprit
traditionnel ? On peut facilement répondre que, pour nous
habitant de l'occident, depuis la Renaissance nous avons perdu tout contact et toute
compréhension de cet Esprit, précisément parce que depuis cette
époque on a construit une représentation de l'Existence par
induction des résultats de l'expérimentation systématique et
reproductible. Mais cette méthodologie couvre-t-elle tous les domaines
de l'Existence Universelle ? Notre volonté est-elle induite par des
réactions bio-chimiques, auquel cas nous ne sommes que les pantins de
la matière, ou bien les réactions bio-chimiques sont-elles la
résultante du pouvoir de notre être à mouvoir notre substratum
?
La Connaissance n'est pas autre chose que la compréhension des
Vérités Universelles, Vérités qui sont ce qu'elles sont
au-delà de l'existence même de l'Homme, c'est-à-dire ce que le
monde est même si l'Homme
n'était pas là pour ne le regarder " qu'avec ce qu'il sait
". Toutes les traditions authentiques, sont unanimes à ce
sujet, pour accéder à la véritable Connaissance il est tout
d'abord nécessaire d'identifier et de situer le point de vue à
partir duquel on envisage l'étude des Lois Universelles. Et ce
point de vue est l'Homme entre Ciel et Sol.
Les peuples traditionnels ont bien compris que l'homme n'est
aucunement une exception par rapport à tout ce qui
"est" dans l'Univers, et qu'il ne peut nullement
échapper aux lois qui régissent le monde pour le maintenir dans
cet équilibre harmonieux. Il n'est pas une exception, mais il a
une place particulière qui fait qu'il peut faire la distinction
entre lui et l'autre, entre son intérieur et son extérieur.
Cette modalité particulière de l'être humain, est une
possibilité propre à ce type d'être vivant, mais cette faculté
est comme une arme à double tranchant. Elle lui permet de prendre
conscience, dans la continuité du présent, de sa distinction
individuelle, mais elle peut aussi le mener à considérer que ce
"Je" est en dehors du " Tout ", et les
modernes ne sont pas loin de penser qu'ils sont même au-dessus de
ce Tout et cette position le conduit à devenir un "
Étranger " vis-à-vis de ce Tout.
Et c'est sur ce point de vue que se fait la différence entre
l'Esprit Traditionnel et l'Esprit Moderne. Dans un cas l'Homme est
une parcelle de l'Être Universel, c'est à dire une
distinction particulière qui n'échappe sous aucun point de vue
aux Principes universels et immuables qui fondent chaque parcelle
substantielle de l'Univers, mais qui fondent aussi l'Univers
lui-même, dans l'autre il est le produit du hasard qui a fait,
par d'extraordinaires coïncidences, émerger d'un mélange de
matière, la vie qui a " évolué " jusqu'à l'homme
d'aujourd'hui. Dans un cas l'homme est l'expression d'une des
Possibilités de manifestation contenue en Puissance dans l'Être
Universel (ce dernier étant un Principe - ou Tao
- de l'être manifesté (1), ce
qui montre par là même qu'il n'y a aucune conception
anthropomorphique), expression qui se fait en son lieu et en son
temps, dans l'autre l'homme est l'évolution totalement hasardeuse
d'un organisme unicellulaire, évolution provoquée par des
mutations qui ont été validées par la loi de la sélection
naturelle (ou dit autrement par la loi du plus fort). Pourtant, la
théorie de l'évolution des espèces est une hypothèse
finalement totalement infra-rationnelle et dénoncée par les plus
récentes découvertes scientifiques. Les espèces ne peuvent
muter, car ce serait affirmer alors que l'homme (ou plus
exactement la femme) peut, à un moment donné, engendrer un
non-homme ! Si cette faille (la mutation) était une vérité,
alors nous aurions dès aujourd'hui les traces de l'évolution
vers l'espèce future, parce qu'il n'y a aucune raison pour
qu'elle ne s'exprime pas en continue dans la conception linéaire
du temps des Occidentaux. Ce raisonnement que nous appliquons à
l'homme, est aussi valable pour les animaux. Ainsi, nous pouvons
constater de nos propres yeux, que toutes les espèces animales
qui sont en voie de disparition, n'ont jamais muté pour s'adapter
à des conditions environnementales qui leur sont devenues
défavorables.
(1) l'être étant toute entité à laquelle on peut
donner un nom, c'est-à-dire à laquelle on peut donner une définition
qui le délimite conséquemment, donc le distingue des autres êtres.
Une
science traditionnelle authentique
Nous ne
pouvons expliciter ici, tout ce qui fait l'essence des traditions,
nous avons développé ce sujet dans le texte des fondements introduit dans le logiciel Tu
Vi, mais ce que nous pouvons dire c'est qu'elle est avant
tout la manifestation d'un Esprit particulier qui donne en quelque
sorte une teinte et un tempérament à l'homme traditionnel qui y
participe. Cet Esprit qui souffle sur le peuple qui en est le
véhicule, est toujours vu comme un ternaire, qui peu s'énoncer
par Sagesse-Force-Beauté, et que les Extrêmes-Orientaux
ont nommé quant à eux Ciel-Homme-Sol, ce qui est
finalement un parfait synonyme. Un peuple traditionnel cherche en permanence
à s'ouvrir à ce souffle, par le développement des capacités de
transcendance de l'être humain. Cette faculté de développement
de la conscience vers un domaine supérieur à la conscience
ordinaire, est connue et entretenue par les hommes et les femmes
traditionnels. Pour cela ils s'appuient sur la doctrine de leur
tradition (qui n'est pas nécessairement rédigée sous forme de
texte sacré) et sur des outils qui sont les leviers pour agir en
conformité avec les Vérités Universelles et permettent de
s'ouvrir à ces dernières. Ces outils sont les sciences
traditionnelles, qui par leur apprentissage et leur mise en
application concrète, suivants des règles scientifiques
particulières, offrent aux individus traditionnels la
possibilité de s'élever à la Connaissance. Chez
les indiens d'Amérique, le souffle de l'Esprit traditionnel
s'appel Wakan-Tanka, chez les Extrême-Orientaux il
s'appelle Tao.
L'astrologie chinoise
est une science traditionnelle issue du Taoïsme. Rien de ce
qu'elle est ne s'en détache, mais l'érosion des cycles temporels et
l'esprit occidental ne nous nous laissent percevoir que bien peu de
chose de son essence véritable et authentique. Bien plus qu'un outil
divinatoire qui autrefois en chine était laissé aux soins des
taosses (prêtes ambulants), l'astrologie doit être considérée comme
un moyen de se définir sur les trois niveaux du ternaire
extrême-oriental Ciel-Homme-Sol, et ainsi de se conformer à sa
véritable nature pour se rapprocher de la Connaissance qui n'est
autre que la Connaissance du Principe (Tao).
La
Métaphysique; Origine suprême
Ce n'est, donc, qu'en
s'imprégnant de la métaphysique extrême-orientale (le Taoïsme) que
Lao Tseu nous
a transmise dans son Tao Te King, qu' un thème astral peut et doit
être abordé, sous peine de n'en retirer que des futilités. Mais
pour dire toute la vérité, une science traditionnelle n'a de sens
que lorsqu'elle est pratiquée dans son environnement naturel, qui est
au sein de son peuple traditionnel, dont chaque acte et chaque pensée
est conforme à la doctrine qui lui a donné naissance et qui continue
à tisser le lien avec son origine.
L'Origine, point métaphysique par excellence où tout est contenu
indistinctement, Principe Suprême dont les distinctions qui forment
la manifestation procèdent, est précisément ce qui donne l'Unité
aux peuples traditionnels, et les sciences qui en émanent ne sont là
que pour permettre aux individus de s'élever vers lui, vers cette
Connaissance totale, source inépuisable de bienfaits.
Vouloir faire de l'astrologie chinoise
un produit occidental est une véritable profanation. C'est
en mutant son esprit, pour se tourner vers les Vérités Universelles
dont parlent toutes les traditions sans exception (certes avec des
points de vue différents), qu'elles pourront être atteintes. Mais,
ce serait à nouveau s'illusionner que de croire que tout le monde
peut parvenir à cet objectif supra-humain. Seul l'initié parvenu au
terme de son parcours y accède. Et c'est là toute l'histoire que
nous conte un thème astral.
Quant
au terme "Astral "
Il est une expression d'un savant Moderne dont la
force ne peut masquer l'involution de l'esprit moderne qui a perdu de vue cette implacable
vérité que "nous sommes poussière d'étoiles".
Mais il reste dans cette expression toute la dimension
matérialiste des modernes, qui ne peuvent s'élever au-dessus de
la matière et qui ne peuvent considérer l'homme autrement que
fait d'un agrégat de poussière et rien de plus, oubliant
toujours l'existence de la potentialité énergétique qui
transforme la matière. En laissant de côté cet oubli, on
perçoit que cette subordination de l'homme aux astres est
inaliénable et irrévocable.
Nous pourrions penser que les anciens n'entendant rien à la
physique ou à l'astronomie, avaient, par intuition, élaboré une
vision rudimentaire du fonctionnement de l'univers. Pourtant, il
n'en est rien, bien au contraire, les vérités enchâssées dans
les doctrines traditionnelles sont d'une telle magnificence
qu'elles ouvrent à l'homme une richesse de connaissance et de
transcendance inimaginable. Si c'est bien par une sorte
d'intuition que les Sages des peuples traditionnels ont percé la
Connaissance des Vérités Universelles, il faudrait plutôt dire
que ceci c'est fait par l'ouverture de leur conscient, qui ouvre
alors à l'individu une perception immédiate et totale des lois
cosmiques qui régissent ce qui "est" dans l'espace et
le temps.
Le temps est un enchaînement d'événements répondant
à des lois (ce qui est lumineusement mis en évidence dans l'œuvre de Gaston Georgel),
dont les astres peuvent servir d'indicateurs. Ils ne sont
nullement des émetteurs de fluides cosmiques comme certains
occultistes le croient, mais des marqueurs visibles dans le ciel
qui jalonnent des cycles énergétiques aux propriétés
qualitatives définies et identifiables. Voici un extrait du Nei
Tching Sou Wen, traité chinois de physiologie humaine de
l'Empereur Houang Ti (2697-2598 av J.C.) traduit par
Jacques-André Lavier, qui exprime ce que nous
venons de dire :
" La nature
reçoit les influx du Ciel,
et tout évènement se conforme à ceux-ci ".
"Les astres ne sont pas les agents des évènements :
Ils ne font qu'y participer.
Ils n'en sont donc pas les causes,
Et ne servent que d'index ".
Il n'est donc
nullement abusif d'appeler Astrologie cette science
traditionnelle qui étudie le cycle de vie de l'homme qui est
indexé sur les Astres, comme le terme "Thème
Astral" reste tout à fait justifié, parce que ce
qui est primordiale sont les "influx du Ciel"- comme le
rappel l'extrait ci-dessus - Ciel dans lequel se trouvent les
Astres.
 
Un Logiciel
Le logiciel Tu Vi
est le premier produit que nous avons réalisé. Il a pris pour
point de départ la forme qui est parvenue en Occident, c'est à
dire sa part la plus exotérique qui revêt un aspect
exclusivement divinatoire. Cependant nous pensons que cet état de
fait est
finalement salutaire, car cet attrait exotique, dirons nous, est
ce qui a permis à cette science de franchir les épreuves du
temps et de conserver enfermé dans la gangue rudimentaire du
folklore, les principes de la tradition ésotérique
Extrême-Orientale. En orientant à nouveau nos regards vers le
Ciel et en se tournant vers la métaphysique et non plus vers le
matérialisme, il est certainement possible d'en recueillir à
nouveau les fruits. Mais, il reste à retrouver un véritable lien
avec les Influences Spirituelles et à reconstruire une
civilisation où les actes seront tous emprunts d'un caractère
sacré et sans doute sont-ce les peuples tels les Indiens d'Amérique
ou les Africains qui pourront
nous redonner cette dimension traditionnelle qui nous restituera
le goût de nous harmoniser avec la nature et le Cosmos.
Aperçu sur les Fondements
Conformité aux
saisons

Pour être en bonne santé, pour économiser
sa réserve d'énergie, la sagesse taoïste dit qu'il faut se conformer aux
saisons !
Voici les conseils que donne le Nei Tching Sou Wen (traduction de Jacques-André
LAVIER).
Pour le Printemps
Les trois mois du printemps
Sont une période de manifestation vitale
Et de préparation.
Alors le monde renaît
Et tout tend à se développer.
Le matin, au lever,
On fera une longue marche
Avant de procéder aux soins corporels.
Ce sera alors se comporter normalement.
La tendance du printemps est à la vie, non à la mort
C'est le moment de donner, non de prendre,
De récompenser, non de punir.
Tout cela répond à l'influx du printemps
Que le Tao appelle Cheng.
Ne pas en respecter le principe affecte Kan
Et, en été, apparaîtront des refroidissements
Dont le moindre symptôme
Aura l'allure Tchang de l'été.
Pour l' été
Les trois mois de l'été
Sont une période de prospérité
Et de luxuriance au cours de laquelle
Les influences céleste et terrestre s'interpénètrent,
Ce qui détermine une abondante floraison.
Le matin, au lever,
On pensera qu'il faut éviter la satiété
Tout au long du jour,
Et éviter aussi de se mettre en colère
Tout doit être noblesse et grâce.
L'énergie vitale doit librement circuler
Et recevoir les influences extérieures.
Tout cela répond à l'influx de l'été
Que le Tao appelle Tchang.
Ne pas en respecter le principe affecte Sin
Et, en automne, apparaîtront des états fébriles
Dont le moindre symptôme
Aura l'allure Cheou de l'automne,
Et l'hiver amènera de sérieux troubles.
Pour l'automne
Les trois mois de l'automne
Sont une période de récolte et d'équilibre.
L'influence du Ciel est vive,
Celle du Sol est pure.
Il faut se lever et se
coucher tôt,
Comme le font les poules.
On aura l'esprit calme
Afin d'amortir la
tendance qu'a l'automne
A punir, L'énergie vitale et l'esprit
Récoltent alors
leurs fruits.
La caractéristique de l'automne étant l'équilibre,
Il ne faudra
pas trop extérioriser ses pensées,
Mais penser plutôt à développer sa
respiration.
Tout cela répond à l'influx de l'automne
Que le Tao appelle Cheou.
Ne pas respecter ce principe affecte Fei
Et, en hiver, apparaîtront des
troubles digestifs
Dont le moindre symptôme
Aura l'allure Ts'ang de l'hiver.
Pour l'hiver
Les trois mois de l'hiver
Sont une période où tout se renferme et se
cache :
L'eau gèle et la terre se fendille.
Alors, il ne faut surtout pas
perturber le Yang ;
On se couchera tôt, on se lèvera tard,
Attendant pour ce
faire le lever du soleil.
La volonté sera jugulée, tenue prisonnière,
Et la
pensée strictement introspective :
On ne s'intéressera qu'à soi-même.
Il
faudra éviter le froid en recherchant la chaleur,
Sans aller cependant jusqu'à
transpirer.
En hiver, on doit subir une privation d'énergie,
Et tout cela
répond à son influx
Que le Tao appelle Ts'ang.
Ne pas en respecter le principe
affecte Chen
Et, au printemps, apparaîtront des inhibitions sexuelles
Dont le
moindre symptôme
Aura l'allure Cheng du printemps.
Quand l'atmosphère reste claire et pure en hiver,
Le pouvoir de
concentration reste permanent
Et ne faiblit pas. Mais, bien que les cieux soient
dégagés,
Le soleil et la lune ne brillent pas de tout leur éclat
Et, de cette
carence générale,
Les influences vicieuses profitent.
Alors, si le Yang se
cache, le soleil s'estompe,
Les influences terrestres s'amenuisent,
La rosée
n'apparaît plus.
Les rapports entre les différents éléments
De la nature
sont paralysés,
La vie générale
Ne reçoit plus aucune impulsion du milieu
extérieur
Et c'est pourquoi les plantes meurent souvent
En hiver. Si les
influences mauvaises persistent,
Vent et pluie perdent leur action réciproque
L'un sur l'autre, Il n'y a plus de rosée,
La végétation se raréfie.
Les
vents vicieux surgissent en force,
Les pluies violentes s'abattent en nombre,
Les influences du Ciel et du Sol
Et celles des saisons
Ne se protègent plus
mutuellement
Et perdent le sens du Tao :
Le monde frise alors la destruction.

La Croix Taoïste

Seuls les
sages respectent le Tao, Et c'est pourquoi ils ne sont jamais Gravement malades.
En étroits contacts avec la nature, Leur énergie vitale ne s'épuise pas. Si
l'on s'oppose à l'influx du printemps, Chao Yang ne renaît pas Et l'énergie
de Kan ne s'extériorise pas. Si l'on s'oppose à l'influx de l'été, T'ai Yang
ne peut pas se développer Et l'énergie de Sin reste en dette. Si l'on s'oppose
à l'influx de l'automne, L'organisme ne reçoit pas T'ai Yin Et l'énergie de
Fei se consume ou se perd. Si l'on s'oppose à l'influx de l'hiver, Chao Yin ne
peut pas s'intérioriser, Et l'énergie de Chen sera isolée et submergée.
Le principe des quatre saisons, Modalité du Yin-Yang, Est la base et
l'origine de toute chose. Le sage développe son Yang au printemps et en été,
Son Yin en automne et en hiver, Conforme en cela aux racines mêmes de la vie.
En étroite liaison avec le reste de la création, Il est au seuil du
perfectionnement de sa vie. Vouloir s'opposer à ses propres racines C'est
rompre aven ses origines, Ruiner la vérité.
Le Yin-Yang et les quatre saisons Sont le commencement et la fin de tout,
L'explication de la vie et de la mort. S'y opposer appelle les calamités, S'y
conformer évite de cruelles maladies. C'est cela le Tao, Loi universelle Que le
sage respecte Et que l'ignorant se refuse à reconnaître. Se conformer au
Yin-Yang c'est vivre, Se rebeller contre lui c'est mourir. S'y conformer est un
comportement normal, S'y opposer est un comportement désordonné. Ne pas lui
obéir est une rébellion sans issue, Comme celle de l'enfant qui désobéit à
ses parents.
Le sage ne traite pas une maladie déclarée : Il guérit alors qu'il n'y a
pas encore de maladie. Il ne traite pas un trouble avéré Mais le prévoit
avant sa manifestation. Voilà, au fond, ce qu'on doit comprendre : A l'heure
actuelle, on prescrit des drogues Quand la maladie est bien établie, On traite
les troubles lorsqu'ils se manifestent. C'est creuser le puits quand vient la
soif, C'est forger les armes après avoir déclaré la guerre
Lexique :
Kan = Foie
Sin = Coeur
P'i = Rate
Fei = Poumon
Chen = Rein
Ts'ang = Mise en réserve, concentration
Tchang = Maturité, état maximum
Cheou = Fruits, récoltes, conséquences
Extrait du Nei Tching Sou Wen (qui traite de la physiologie) traduit par
Jacques-André LAVIER aux éditions Pradès


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